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LMNP 2025 : Le Guide Complet pour Comprendre la Nouvelle Fiscalité et Optimiser votre Investissement

Article rédigé par Thierry Gendron

Mis à jour le 8 décembre 2025

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Sur plus de 3210 avis

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LMNP 2025 : Le Guide Complet pour Comprendre la Nouvelle Fiscalité et Optimiser votre Investissement

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Introduction 

Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel a longtemps été un pilier de l'investissement immobilier en France, plébiscité pour sa fiscalité avantageuse. Cependant, la loi de finances 2025 rebat les cartes et introduit des changements significatifs qui impactent directement la rentabilité de ce dispositif. Entre la baisse des abattements, la modification du calcul des plus-values et le durcissement des obligations, les investisseurs doivent repenser leur stratégie. Cet article vous offre un guide complet pour décrypter la nouvelle fiscalité, évaluer son impact sur vos revenus et découvrir les solutions d'adaptation pour que votre investissement locatif reste une réussite. 

 

Le statut LMNP : rappel des fondamentaux pour bien commencer 

Qu'est-ce que le statut de loueur en meublé non professionnel ? 

Le statut désigne un cadre fiscal spécifique destiné aux propriétaires qui louent un bien meublé sans en faire leur activité professionnelle principale. Pour en bénéficier, deux conditions essentielles doivent être respectées. Premièrement, les recettes locatives annuelles ne doivent pas dépasser 23 000 euros et doivent rester inférieures aux autres revenus d'activité du foyer fiscal. Deuxièmement, le bien doit être équipé selon la liste de meubles minimale imposée par la réglementation.  

Les avantages qui ont fait le succès du LMNP 

Le succès repose historiquement sur plusieurs atouts majeurs. La location meublée permet de percevoir des loyers supérieurs à ceux de la location nue, généralement entre 10 et 20 % plus élevés. Le cadre fiscal offre deux options d'imposition attractives : le micro-BIC avec ses abattements forfaitaires, et l'option réelle permettant de déduire l'ensemble des charges et d'amortir le bien. La récupération de la TVA constitue également un avantage considérable pour les acquisitions en résidences de services neuves, permettant de récupérer jusqu'à 20 % du prix d'achat. 

 

Les régimes d'imposition en LMNP : un choix stratégique déterminant 

Le régime micro-BIC : la voie de la simplicité et son abattement forfaitaire 

Cette option par défaut s'applique aux loueurs dont les recettes annuelles restent sous certains plafonds.t, elle permet de bénéficier d'un abattement forfaitaire de 50 % .(ou 30% pour les meublés de tourisme non classés) En location classique ou en meublés de tourisme classés seule la moitié des revenus est  soumise à l'impôt, l'administration fiscale appliquant automatiquement cet abattement pour tenir compte des charges. Cette option présente l'avantage de la simplicité administrative, sans comptabilité détaillée exigée. 

Le régime réel : l'optimisation fiscale par la déduction des charges et des amortissements 

Cette alternative s'avère puissante pour ceux dont les charges dépassent les abattements forfaitaires. L'imposition porte uniquement sur la différence entre les revenus et l'ensemble des charges déductibles. L'atout majeur réside dans la possibilité d'amortir le bien et son mobilier. Cette technique permet de répartir la valeur d'achat sur plusieurs années. Cette déduction comptable peut réduire considérablement la base imposable, voire l'annuler totalement pendant plusieurs années. 

Micro-BIC ou régime réel : comment faire le bon choix pour votre investissement ? 

Le choix dépend essentiellement du niveau de charges supportées. Si les charges réelles représentent moins de 50 % des recettes, la première option reste généralement avantageuse. À l'inverse, lorsque les charges dépassent ce seuil, la seconde permet une optimisation supérieure. Prenons un exemple concret : avec 20 000 euros de loyers annuels et 6 000 euros de charges, la première offre un abattement de 10 000 euros, supérieur aux charges effectives. En revanche, avec 12 000 euros de charges, la seconde devient plus intéressante. 

 

Loi de finances 2025 : les 4 changements majeurs qui redéfinissent le LMNP 

La fin de l'âge d'or du micro-BIC : des abattements fiscaux fortement réduits 

La réforme porte un coup sévère à cette option en réduisant drastiquement les abattements et les plafonds. Pour les  meublés de tourismes non classés  l'abattement passe de 50 % à seulement 30 %, tandis que le plafond chute de 77 700 euros à 15 000 euros par an. Les meublés de tourisme classés subissent également une révision, avec un abattement ramené de 71 % à 50 % et un plafond abaissé de 188 700 euros à 77 700 euros. Les locations annuelles ne connaissent pas de changement avec un taux qui reste à 50% et un seuil à 77 700 €.  

Plus-value à la revente : l'impact de la réintégration des amortissements 

Le second changement majeur concerne le calcul lors de la revente du bien. Avant, les amortissements déduits n'étaient pas réintégrés dans le calcul de la plus-value imposable. Désormais, la loi impose la réintégration. Le prix d'acquisition est diminué du montant total des amortissements pratiqués, augmentant mécaniquement la base imposable. L 

Locations touristiques : de nouvelles contraintes pour réguler le marché 

Les locations de courte durée font l'objet d'un encadrement renforcé. Les communes où les résidences secondaires représentent plus de 20 % du parc peuvent désormais instaurer des quotas limitant le nombre de meublés autorisés. Par ailleurs, la durée maximale pour les résidences principales louées en meublé touristique pourrait être abaissée de 120 jours à 90 jours par an. 

Rénovation énergétique : le DPE comme nouvelle condition de location 

L'obligation d'affichage du diagnostic de performance énergétique s'étend désormais à toutes les locations. Plus contraignant encore, les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier. Cette interdiction oblige les propriétaires à engager des travaux de rénovation pour maintenir leur bien sur le marché. 

 

Analyse d'impact : que change vraiment la réforme pour vos finances ? 

Étude de cas : l'impact de la réforme sur un investissement en location meublée classique 

Prenons l'exemple d'un appartement générant 12 000 euros de loyers annuels. Avant la réforme, l'investisseur bénéficiait d'un abattement de 50 %, soit 6 000 euros, ne payant l'impôt que sur 6 000 euros. Avec la nouvelle fiscalité, l'abattement tombe à 30 %, soit 3 600 euros, portant la base imposable à 8 400 euros. Pour un contribuable dans la tranche à 30 %, cela représente une augmentation d'impôt de 720 euros par an (de 1800€ à 2520€, hors contributions sociales). Face à cette dégradation, le passage au régime réel  devient une alternative sérieuse. Avec la déduction des charges réelles l5 000 euros de charges annuelles et intérêts d’emprunt) et environ 7000€ euros d'amortissements, le résultat tombe à 0  euros, soit une économie substantielle. 

L'imposition de la plus-value : le calcul avant et après la réforme 

La réintégration des amortissements modifie sensiblement la fiscalité à la revente. Prenons un bien acheté 200 000 €, amorti à hauteur de 60 000 € sur dix ans et revendu 260 000 €. Jusqu’ici, seule la plus-value brute de 60 000 € était soumise à taxation. Avec la nouvelle règle, le prix d’acquisition est diminué des amortissements, ramenant la base à 140 000 €. La plus-value brute atteint alors 120 000 € soit le double. 

Il faut toutefois relativiser : il ne s’agit pas d’un impôt supplémentaire, mais d’un report dans le temps. Les amortissements ont permis de réduire immédiatement l’imposition à la tranche marginale (TMI) et les prélèvements sociaux pendant toute la période de location. En contrepartie, ces montants sont réintégrés dans la plus-value et taxés à 36,2 % à la revente, avec abattements progressifs selon la durée de détention. 

Au final, le mécanisme fait varier le moment où l’investisseur est imposé : moins durant l’exploitation, davantage lors de la cession, ce qui peut être fiscalement avantageux selon sa stratégie. 

Dans notre exemple, avec une TMI de 30 %, l’absence d’amortissement aurait entraîné 2 832 € d’impôt par an, soit 28 320 € sur dix ans. La réintégration des amortissements à la revente génère un coût supplémentaire de 17 449 € après exonérations liées à la durée de détention, illustrant l’arbitrage entre imposition immédiate et différée.Le LMNP est-il toujours un investissement rentable après 2025 ? 

Les atouts qui perdurent malgré la réforme fiscale 

Malgré les restrictions, le dispositif conserve des avantages non négligeables. La récupération de la TVA sur les acquisitions neuves en résidences de services reste possible, permettant de récupérer 20 % du prix d'achat. L'option avec amortissement demeure un outil d'optimisation puissant. Bien que les amortissements soient réintégrés lors de la revente, ils permettent de réduire l'impôt sur les revenus pendant de nombreuses années. Les exonérations après 22 ans et 30 ans restent en vigueur, favorisant une approche de long terme. 

Pour quels profils d'investisseurs le LMNP reste-t-il une option gagnante ? 

Le LMNP demeure globalement une solution fiscalement attractive, car les revenus issus de la location meublée restent moins imposés que ceux de la location nue. Toutefois, le dispositif nécessite désormais une étude plus approfondie en amont du projet afin de choisir le bon régime fiscal et d’anticiper l’impact de la fiscalité à la revente. 

Cette évolution pourrait inciter certains à se détourner des locations saisonnières, notamment dans des zones déjà saturées, au profit de stratégies plus stables en location classique. 

Le régime reste particulièrement adapté aux investisseurs ayant un horizon patrimonial long — au-delà de vingt ans — qui pourront pleinement bénéficier des abattements progressifs sur la plus-value. 

 Par ailleurs, certains investisseurs préféreront structurer leur projet en société, en particulier en SCI à l’IS, la fiscalité des sociétés étant perçue comme plus prévisible sur le long terme.  

 

Optimiser votre fiscalité LMNP : les stratégies d'adaptation post-réforme 

L'arbitrage crucial entre le régime réel et le micro-BIC nouvelle version 

La réforme rend l'arbitrage plus délicat. La première option, avec son abattement réduit à 30 % pour les locations classiques, ne présente d'intérêt que pour ceux supportant très peu de charges. Dès que les charges réelles dépassent 30 % des recettes, la seconde devient mathématiquement plus avantageuse. Pour effectuer ce choix de manière éclairée, il est indispensable de réaliser une simulation détaillée intégrant l'ensemble des charges déductibles et le potentiel d'amortissement. 

Comment intégrer les obligations de rénovation énergétique dans votre stratégie d'investissement ? 

L'interdiction de louer les logements classés G impose d'anticiper les travaux de rénovation. Ces travaux, bien que coûteux à court terme, peuvent améliorer significativement la valeur du bien et son attractivité. Les propriétaires doivent intégrer ces dépenses dans leur plan de financement et profiter des aides disponibles, telles que MaPrimeRénov'. Une rénovation réussie permet de respecter les obligations légales, de justifier une augmentation des loyers et de réduire les charges énergétiques. 

Adapter votre modèle de location pour maximiser la rentabilité 

Face aux contraintes pesant sur les locations touristiques, une réorientation vers la location de moyenne ou longue durée peut s'avérer judicieuse. Ce modèle offre une stabilité de revenus et réduit les frais de gestion. Les baux meublés d'un an renouvelables ou de neuf mois pour les étudiants constituent des alternatives solides. Pour ceux souhaitant maintenir une activité saisonnière et rester au régime micro, l'obtention d'un classement officiel devient prioritaire pour conserver un abattement de 50 % au lieu de 30 %. 

Les démarches pour votre activité LMNP : de l'immatriculation à la déclaration 

Tout loueur doit s'immatriculer auprès du guichet unique de l'INPI dans les quinze jours suivant le début de son activité pour obtenir un numéro SIRET. Cette démarche permet de déclarer son choix de formule fiscale. Dans la première formule, la déclaration se limite à reporter le montant brut des recettes sur la déclaration complémentaire. Dans la seconde formule, il faut produire une liasse complète comprenant un bilan et un compte de résultat. Cette complexité justifie le recours à un expert-comptable ou à des plateformes en ligne spécialisées qui automatisent les calculs et la télétransmission aux services des impôts. 

Conclusion 

La réforme du lmnp 2025 marque un tournant, le rendant moins avantageux qu'auparavant, notamment pour ceux qui misaient sur la simplicité du régime micro. La réduction des abattements forfaitaires et la réintégration dans le calcul lors de la revente obligent à une analyse plus fine. Pour autant, le dispositif ne perd pas tout son intérêt. L'option avec déduction, grâce à son mécanisme d'amortissement, demeure un puissant levier d'optimisation, et la récupération de la TVA reste un avantage considérable. Plus que jamais, la réussite dépendra de votre capacité à vous adapter, à choisir la bonne formule et à anticiper les nouvelles contraintes. Pour naviguer dans ce nouvel environnement, il est essentiel de bien s'informer, de réaliser des simulations précises et de se faire accompagner par des professionnels pour sécuriser la rentabilité de votre patrimoine. 

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